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Articles médicaux

La maladie des griffes du chat

Qu’est-ce que la maladie des griffes du chat ?

 

La maladie des griffes du chat (ou lymphoréticulose bénigne d’inoculation, ou lymphogranulome bénin) est une maladie infectieuse bactérienne principalement transmise comme son nom l’indique par griffure d’un félin. Cette pathologie peut être due à deux agents : Bartonella clarridgeiae et plus souvent Bartonella henselae.

Quels risques pour l’homme ?

 

Cette maladie est sporadique ubiquitaire. Elle se manifeste le plus souvent chez l’enfant par une lymphadénopathie bénigne. Quelques formes graves atypiques ont été décrites, essentiellement chez des sujets immunodéprimés.

Sous sa forme classique, la MGC est une affection peu grave. Trois à dix jours après une effraction cutanée telle qu’une griffure de chat, on assiste à l’apparition d’une papule ou d’une vésicopustule et, en cas de contamination par voie oculaire très rare, à la formation d’un granulome avec ou sans conjonctivite. Cette lésion la plupart du temps disparaît rapidement. Puis 2 à 3 semaines plus tard, surgit la manifestation typique : une lymphadénopathie en général unique et persistante. L’évolution est généralement bénigne ce qui ne veut pas dire rapide.

 

Comment risque-t-on d’être contaminé ?

 

Le chat est le vecteur principal, les chats errants contaminant les domestiques, via leurs puces. L’infection survient dans 10% des cas après une morsure, dans 75% après une griffure, mais elle peut apparaître suite à une griffure de ronces, etc.

Le chien (également infecté par des puces) pourrait aussi être un vecteur, mais cela reste discuté.

Il semblerait également que les puces puissent directement inoculer la bactérie lors de piqure chez l’homme, mais cela resterait exceptionnel.

Notons que l’infection est inapparente chez le chat…

 Comment s’en prémunir ?

Aucun vaccin n’est actuellement disponible. Un des moyens de prévention majeur est de prévenir l’infestation des chats par les puces.

 

La prévention repose aussi sur des mesures sanitaires :

– éviter les griffures ou les morsures de chat (manipuler les animaux avec douceur pour éviter un comportement agressif et éduquer les enfants de telle sorte qu’ils ne considèrent pas les animaux familiers comme des jouets),

– éviter le léchage des plaies par les chats

– désinfecter les plaies en cas de morsures ou de griffures

– se nettoyer les mains à l’eau et au savon après avoir manipulé un chat…
L’ablation des griffes des chats domestiques est interdite en France.

 

N.B. : Les renseignements utiles que vous trouverez dans ces pages ne remplaceront pas ceux que vous obtiendrez auprès de votre médecin traitant. N’hésitez pas à le questionner à ce sujet.

 

 

Références :

– ACHA P.N. ; SZYFRES B. : Zoonoses et maladies transmissibles communes à l’Homme et à l’animal. O.I.E. 1989.

– E. PILLY, Maladies infectieuses et tropicales – 19ème édition 2004.

– Thèses vétérinaires : KERMIN C. (1993), Nantes : Aspect des principales zoonoses bactériennes en France, 1993 ; LODDE S., Toulouse, N° 98-TOU3-4051, 1998.

– Chomel B. Cat scratch disease. Rev.sci.tech.off. int epizoo, 2000,19,136-150.

Incontinence urinaire

L’incontinence urinaire est fréquente, en particulier chez les chiennes, et représente autant un problème pour le propriétaire que pour l’animal. Elle peut être congénitale ou acquise.

80% des animaux souffrant d’incon­tinence urinaire ont une incompétence du sphincter de l’urètre, une affection qui peut être congénitale ou ac­quise. Elle touche les deux sexes mais les femelles sont beaucoup plus prédisposées. Les facteurs favorisant l’apparition d’une incompétence sphinctérienne sont une diminution de la tonicité de l’urètre, de la longueur de l’urètre, un col vésical en position intra-pelvienne, une déficience des mécanismes contrôlant les voies urinaires basses, une taille importante de l’animal, la race, une ova­riohystérectomie/ovariectomie, les hormones et l’obésité. Les races de grand format (ainsi que les races géantes) sont encore plus à risque ; on notera en particulier le Doberman, le Bobtail, le Rottweiller, le Braque de Weimar, le Springer spaniel et le Setter irlandais.

Le mouvement caudal de la vessie qui se produit lorsqu’un chien se couche est plus prononcé chez les chiennes souffrant d’une incompétence sphinctérienne. On pense que l’importance de la position du col vésical vient de l’effet de la pression abdominale sur l’urètre qui, si le col était en position intra-abdominale, contrebalancerait l’augmentation de la pression intravésicale. Ce transfert de pression vers l’urètre est absent/réduit chez les chiens dont le col vésical est en position intra-pelvienne.

Il existe une association entre la stérilisation et l’incontinence urinaire, qui est probablement due à un manque d’œstrogènes circulants, bien qu’un excès de gonadotropine puisse également être un facteur favorisant. D’une façon générale,les chiennes stérilisées ont huit fois plus de risques d’être incontinentes par incompétence sphinctérienne que les chiennes entières. Ainsi, si 100 chiennes n’étaient pas stérilisées à l’âge de 10 ans, deux d’entre elles serait incontinentes. Si 100 chiennes sont stérilisées, 16 d’entre elles seront incontinentes à l’âge de 10 ans. Il est possible que la stérilisation avant les premières chaleurs augmente le risque d’apparition de l’incontinence, bien que ce fait n’ait pas encore été prouvé.

Bien qu’elle ne soit pas un facteur déterminant, l’obésité peut aggraver le degré de l’incontinence.

Quelques causes moins courantes d’incontinence urinaire :
  • Congénitales : urètre ectopique, hypoplasie vésicale, persistance du canal de l’Ouraque, intersexualité ou affection neurologique congénitale

  • Acquises : affection prostatique, tumeur vésicale, fistule urétérovaginale, affection

neurologique acquise, hyperactivité/instabilité du détrusor, incontinence par dépassement des capacités de la vessie associée à une rétention chronique.

Anamnèse et signes cliniques

Le propriétaire remarquera généralement que son chien est devenu incontinent urinaire. Le chien en lui-même ne présente généralement aucun signe clinique à part essayer de se nettoyer. On relèvera des traces d’urine aux endroits où la chienne s’est couchée car l’incompétence sphinctérienne est majorée quand le chien est en position couchée. Lors de pertes en gouttes continues, il faut plutôt penser à un urètre ectopique (surtout chez les jeunes chiens) ou à une fistule urétérovaginale. Il est possible d’observer une hématurie, une dysurie et/ou une pollakiurie chez les chiens qui présentent une affection prostatique, une tumeur vésicale, un trouble neurogénique ou une instabilité/hyperactivité du détrusor. Il faut bien distinguer l’incontinence d’un problème comportemental associé à une élimination inappropriée comme lors de la perte de la propreté. Dans ce cas-là, on aura plutôt des grosses flaques d’urines dans des endroits inappropriés plutôt que des petites flaques dans beaucoup d’endroits différents où le chien s’est couché. Il arrive parfois que l’on remarque que le chien est incontinent avec l’apparition d’une polydipsie provoquée par un diabète ou un syndrome de Cushing par exemple.

Techniques diagnostiques spécifiques

Dans la vaste majorité des cas chez les chiens, il est possible de poser le diagnostic d’incontinence urinaire acquise suite à une incompétence sphinctérienne, en se basant uniquement sur l’anamnèse et l’examen clinique ;si le chien ne souffre que de cette affection, on ne relèvera aucune autre anomalie au cours de l’examen clinique. Tant que, mis à part l’incontinence, le chien est en bon état général,il est possible de mettre en place un traitement d’essai pour cette affection sans effectuer d’examen complémentaire.

Traitement

Le traitement d’une incontinence urinaire par incompétence sphinctérienne peut être médical ou chirurgical.

 

Le traitement médical peut être hormonal ou reposer sur l’administration d’agents sympatho­-mimétiques. Les agents sympatho-mimétiques améliorent le contrôle de la continence en augmentant la tonicité de l’urètre. Le traitement médical le plus utilisé à l’heure actuelle est une molécule alpha­-adrénergique qui est la phénylpropanolamine (Propalin®, Vétoquinol). Les chiennes stérilisées incontinentes peuvent aussi répondre à l’administration d’œstrogènes tels que l’estriol (lncurin®, lntervet). Il arrive que certains animaux répondent bien à l’administration d’œstrogènes ou d’alpha-adrénergiques au départ, puis que l’incontinence revienne. Dans le cas des œstrogènes, il est possible que les récepteurs se désensibilisent. Les œstrogènes sensibilisent les muscles lisses de l’urètre à la stimulation alpha­ adrénergique, il est donc conseillé d’associer les œstrogènes à une molécule alpha-adrénergique afin de diminuer la posologie de chaque médicament et ainsi réduire leurs effets secondaires. Le taux de réussite du traitement avec ces molécules à long terme est d’environ 50 %.

 

Il est possible d’utiliser des androgènes chez le chien mâle castré, mais l’expérience de l’auteur montre que les résultats sont décevants. Il faut essayer de faire perdre du poids aux chiens obèses. Lorsqu’une jeune chienne est incontinente, on déconseille de la stériliser, ou au moins d’attendre qu’elle ait eu deux fois ses chaleurs, car l’incompétence sphinctérienne congénitale peut guérir spontanément après le premier ou le deuxième œstrus dans certains cas.

Les principales options chirurgicales pour traiter une incontinence urinaire par incompétence sphinctérienne sont :

  • D’augmenter la résistance de l’urètre en plaçant des bandelettes synthétiques péri-urétrales, un sphincter artificiel ou en effectuant des injections intra-urétrales avec une molécule hydrophile (collagène par exemple)

  • D’augmenter la longueur de l’urètre à l’aide de techniques de reconstruction du col vésical

  • De repositionner le col vésical en position intra­ abdominale par colposuspension (chiennes) ou pexie des canaux déférents, urétropexie ou prostatopexie (chiens mâles).

 

Généralement, le taux de réussite d’un traitement chirurgical est de 50 %. Il est préférable que ce soit un chirurgien spécialisé qui effectue ces opérations.

Que faire si son état ne s’améliore pas ?

Si l’incontinence ne s’améliore pas suite au traitement médical mis en place comme décrit précédemment, il faut effectuer des examens complémentaires pour éliminer les autres hypothèses diagnostiques. Pour différencier les diverses autres causes d’incontinence urinaire, on aura recours à la radiographie avec produit de contraste, à l’échographie, et si possible à un examen urodynamique. Ces techniques nécessitent des compétences particulières et beaucoup d’expérience.

Si une incontinence urinaire par incompétence sphinctérienne est confirmée suite aux examens complémentaires, et si l’animal ne répond pas bien au traitement médical, on conseille d’envisager un traitement chirurgical.

Comme l’incompétence sphinctérienne est fréquente, on peut essayer un traitement empirique sans grand risque d’aggravation même si le diagnostic est incorrect. Le traitement médical de cette affection n’engendre généralement pas de frais excessifs même s’il y a de fortes chances qu’il doive être poursuivi à vie. Cependant, si l’incontinence persiste, il faudra réaliser des examens complémentaires qui feront alors inévitablement augmenter la facture. Le traitement chirurgical des différentes causes d’incontinence coûtera plus cher initialement mais peut se révéler plus rentable que les médicaments à long terme, en particulier chez les chiens de grande race. Il faut également essayer de faire perdre du poids aux chiens obèses pour améliorer leur contrôle de la continence.

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Articles sur le comportement

Signes de maladie chez le chat

Les chats dissimulent leur maladies...

C’est connu, les chats sont des animaux qui dissimulent leur maladie, leur faiblesse ou leur douleur, notamment dans des cas de maladies chroniques (dentaires, rénales ou cardiaques). C’est un reste de leur existence sauvage, où ils devaient impérativement éviter d’attirer l’attention d’éventuels prédateurs.

Mais ceci pose évidemment un problème au propriétaire qui ne verra pas forcément à temps les signes démontrant que son chat est malade. Il est donc d’autant plus important d’être observateur et de savoir repérer ce qui est « normal » dans le comportement du chat, et ce qui ne l’est pas.

Que faut-il observer ?

  • son poids : en a-t-il pris ? Perdu ?

  • sa consommation d’eau et de nourriture : perd-il son appétit ou mange-t-il davantage ? A-t-il plus soif que d’ordinaire ?

  • sa propreté : va-t-il plus souvent dans sa caisse ? Moins souvent ? La boude-t-il ? Fait-il des bruits bizarres ? Urine-t-il plus que d’habitude ?

  • son énergie, son activité, sa mobilité

  • la qualité de son sommeil

  • son apparence physique : fait-il toujours bien sa toilette ? A-t-il perdu du poil, celui-ci s’est-il terni ?

  • son comportement : ses interactions avec les humains et autres animaux

  • ses expressions : vocalise-t-il plus que d’habitude ou, au contraire, est-il silencieux ?

  • sa respiration

  • la couleur de ses gencives

 

Surveillez également s’il vomit, s’il a la diarrhée, s’il y a du sang dans ses urines, des écoulements oculaires, nasaux ou génitaux, une démarche instable ou une respiration difficile.

Les chats aiment bien sûr se cacher dans des endroits calmes, dissimulés et sombres comme un placard, une armoire, un dessous de lit. Il est généralement normal de ne pas les voir pendant un moment. Néanmoins, lorsqu’ils sont malades, ils se cachent également pour garder un maximum d’énergie et éviter les risques de douleur.

La prévention et des examens réguliers sont les meilleures armes pour détecter une éventuelle maladie de façon précoce et la traiter rapidement. Votre vétérinaire doit vous poser les bonnes questions notamment sur les changements parfois subtiles que votre chat peut avoir manifestés, et qui peuvent avoir un impact sur sa qualité de vie. Un suivi préventif à chaque étape de sa vie est la garantie d’une long vie en bonne santé.

Maman&moi

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Articles sur la chirurgie

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Articles sur les chirurgies

 

Torsion de l'estomac chez le chien

Si votre chien essaie de vomir sans y parvenir, semble courbé vers l’avant et a du mal à se lever, et que son abdomen est tendu, dur au toucher, contactez immédiatement votre vétérinaire : ces symptômes indiquent potentiellement une torsion de l’estomac (aussi connue sous le nom de dilatation gastrique ou volvulus), la deuxième cause de mortalité chez les chiens après le cancer.

L’estomac de l’animal est tendu en raison d’excès de gaz et donc se tord, ce qui coupe l’irrigation en sang. Ces torsions se manifestent principalement chez les chiens de grande race à large poitrail comme les Saint-Bernard, les bergers allemands et les dogues danois.

Les symptômes

Une torsion survient communément après que le chien ait mangé un repas copieux, suivi d’une activité intense. Voici les signes auxquels il faut être attentif :

  • douleur abdominale

  • abdomen distendu

  • hauts-le-coeur non suivi de vomissements

  • hyperactivité

  • respiration accélérée

Si vous observez le moindre de ces signes, il s’agit d’une urgence vétérinaire.

Quel traitement ?

Une fois l’animal pris en charge, le vétérinaire évaluera son état. Si le chien est dans un état stable, le vétérinaire tâchera de soulager la pression dans l’estomac. S’il n’y parvient pas, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour stopper la torsion.

Même si l’intervention se passe bien, il peut y avoir des complications par la suite. Une torsion de l’estomac peut perturber la circulation sanguine, le niveau d’électrolytes et l’équilibre des fluides du corps. Il se peut donc que le chien doive rester hospitalisé pendant au moins une semaine.

Autres cas

Sans qu’il soit à chaque fois question de torsion de l’estomac, il se peut que votre chien manifeste des signes de gonflement de l’abdomen :

*Ballonnements : l’estomac contient trop de gaz, mais n’est pas tordu. Les causes et les signes cliniques sont cependant les mêmes que dans le cas d’une torsion, et peuvent y conduire. Il est donc nécessaire d’emmener le chien chez le vétérinaire assez rapidement.

*Lésions massives :  il peut s’agir d’organes hypertrophiés, en raison d’un cancer ou d’une autre maladie, par exemple un foie enflé chez des chiens souffrant d’insuffisance cardiaque ou de la maladie de Cushing.

*Perte de masse musculaire : la maladie de Cushing peut entraîner une diminution musculaire, et ainsi donner l’impression d’un abdomen élargi.

*Accumulation de fluides abdominaux : causés par une insuffisance cardiaque, hypoprotidémie, ou péritonite.

*Gestation : si le propriétaire n’est pas au courant de la gestation d’une femelle, un abdomen élargi peut évoquer une torsion de l’estomac.

Quelle prévention ?

Si votre chien est trop glouton et/ou voleur entre les repas, prenez soin de placer sa nourriture hors de sa portée. Donnez-lui deux ou trois petits repas par jour, plutôt qu’un seul de taille conséquente. Séquencez les repas en plusieurs moments si votre chien a tendance à tout ingurgiter d’un seul coup. Et ne lui faites pas faire d’exercice intense juste après son repas.

Présence d'un corps étranger dans la pharynx

Les corps étrangers bloqués dans le pharynx sont fréquents chez les chats et les chiens ; on les retrouve plus particulièrement chez les jeunes car ils sont très curieux. Ils sont généralement ingérés à la suite d’un jeu, ou en essayant d’avaler des morceaux de nourriture trop gros ou de forme irrégulière. Les objets très volumineux peuvent obstruer les voies respiratoires et provoquer une asphyxie. lorsqu’un corps étranger s’ancre dans les tissus mous du pharynx, il provoque souvent un abcès qui va gonfler et parfois aller jusqu’à occlure le pharynx.

 

 

 

Diagnostics différentiels
  • Tumeur pharyngée, ex : carcinome amygdalien, polype dans la trompe d’Eustache

  • Plaie pharyngée

  • Amygdalite

  • Malformation du pharynx chez les races prédisposées

  • Affection des voies respiratoires supérieures

  • Fracture d’une corne hyoïdienne.


Signes cliniques

Bien qu’il existe plusieurs hypothèses diagnostiques à envisager, lorsque le problème apparaît brutalement et que l’animal semble en détresse respiratoire, la suspicion d’un corps étranger bloqué dans le pharynx sera la principale hypothèse diagnostique. Il arrive que le propriétaire sache exactement quel est le problème et/ou que le corps étranger soit facilement visible à l’examen clinique.

Les signes cliniques classiques d’un corps étranger dans le pharynx sont des coups de patte vers la bouche, l’impression que l’animal est en train de s’étouffer et un ptyalisme, qui est parfois teinté de sang. Si le nasopharynx est touché, l’animal éternue et produit des bruits et des ronflements intenses, en particulier chez les chats. Il arrive souvent que l’animal refuse de manger, et lorsqu’il essaie, il manque de s’étouffer.

Généralement avec le temps, la détresse que cause la présence d’un petit corps étranger s’estompe, et les symptômes deviennent plus subtils. Ils incluent un refus de s’alimenter, un gonflement et une douleur dans la région parotidienne ou la gorge. Si l’on observe une adénomégalie des nœuds lymphatiques rétropharyngés, leur augmentation de taille peut provoquer des signes engendrant une confusion avec une protrusion d’un disque cervical. Les corps étrangers migrants qui ne sont pas retirés (ex : épillet) peuvent provoquer une fibrose touchant les masséters et rendant l’ouverture complète de la bouche difficile, même sous anesthésie générale. Si le corps étranger est de grande taille, ex : une balle, l’occlusion du pharynx peut provoquer une dyspnée sévère ou une asphyxie. Les corps étrangers nasopharyngés chroniques peuvent induire l’apparition d’un écoulement nasal mucopurulent.

 

Techniques diagnostiques spécifiques

Il est parfois possible d’apercevoir le corps étranger au cours de l’examen de la cavité buccale sans sédation. Lorsque l’on soupçonne fortement la présence d’un corps étranger mais qu’il n’est pas visible, ou qu’il est difficile d’examiner la cavité buccale, il faut réaliser un examen complet sous anesthésie générale. On pourra ainsi examiner l’oropharynx, le nasopharynx, et rechercher la présence de plaies ou de fistules pharyngées. Il est essentiel d’avoir un éclairage de bonne qualité; on pourra s’aider d’une lampe frontale, d’un laryngoscope ou d’un endoscope flexible. Il faut s’attarder sur l’examen des cryptes amygdaliennes et du nasopharynx, en réfléchissant le palais mou.

Les clichés radiographiques permettront de détecter la taille et la position d’un corps étranger métallique ou osseux, ainsi que tout déplacement de tissu mou en région cervicale secondairement à la formation d’un abcès. l’échographie de la région cervicale peut aider à localiser un corps étranger radio-transparent et à déterminer la nature d’un gonflement à la base du cou. Il faut toujours avoir recours à l’imagerie lorsque l’on suspecte la présence d’un corps étranger mais qu’il est impossible de le voir, ou encore lorsqu’on peut voir un point d’entrée.

Traitement

Une fois le corps étranger identifié, il faut le retirer puis contrôler l’œdème, la douleur ou l’infection pharyngée. Il est parfois possible de retirer certains corps étrangers oraux sans sédation, en particulier s’il est accessible et n’a pas perforé de structure buccale. Cependant, les animaux ayant un corps étranger bloqué dans le pharynx doivent généralement subir une anesthésie générale. Il faut bien explorer les plaies pharyngées pour retirer tous les débris d’un corps étranger puis les flusher avec une solution saline tiède. Avant de flusher, il faut mettre une sonde endotrachéale parfaitement ajustée au diamètre trachéal et incliner la tête de l’animal vers le bas pour éviter toute fausse-route. On administrera des antibiotiques à large spectre s’il y a des lésions dans la paroi pharyngée. Les AINS seront utilisés pour réduire le gonflement des tissus mous et la douleur.

Les blessures pharyngées cicatrisent généralement très vite. Il n’y en a que très peu qui nécessitent d’être suturées, mais si c’est le cas, il faut mettre le minimum de points possible. S’il semble difficile ou douloureux pour l’animal d’avaler de la nourriture, on lui proposera de la glace un peu ramollie, et une fois qu’il a commencé à manger, il ingèrera les aliments mous plus facilement.

Traitement spécifique des corps étrangers les plus fréquents dans le pharynx

Les arêtes de poisson, les os irréguliers (vertèbres) : les os fins (cartilagineux) se coincent souvent chez le chat, on les retrouve typiquement plantés 1 à l’horizontale dans le pharynx et ancrés dans les tissus mous. On les retirera facilement à l’aide d’une pince hémostatique, mais il est généralement nécessaire d’effectuer une anesthésie généra le. On trouve souvent des os de forme irrégulière chez les chiens, il est facile de les trouver et de les retirer. Les lésions tissulaires sont souvent minimes.

Les hameçons : les chats sont touchés lorsqu’ils jouent avec les mouches ou mangent l’appât. Les chiens peuvent aussi manger l’appât ou d’attraper une ligne de pêche qui bouge. Il faut essayer autant que possible lorsqu’il reste une ligne attachée à l’hameçon, de la préserver et d’empêcher l’animal de l’avaler. L’ardillon de l’hameçon rend son extraction très difficile lorsqu’on essaie de le tirer vers l’extérieur, il est donc plus facile de l’extraire en le poussant à travers les tissus mous. Si l’œil de l’hameçon est large ou s’il n’y a pas suffisamment de place pour le manipuler, il peut s’avérer nécessaire de couper l’hameçon en deux avant de pouvoir le retirer. Cependant, la majorité des hameçons sont constitués d’acier très résistant et ne peuvent être sectionnés qu’à l’aide d’une scie à métaux adaptée (et pas d’un coupe ongles). Les hameçons qui ont migré depuis le pharynx vont parfois se loger dans l’œsophage ou l’estomac. Dans ce cas, il faut effectuer un cliché radiographique et faire une endoscopie pour déterminer la position exacte de l’hameçon et évaluer les lésions tissulaires. Certains peuvent être retirés par endoscopie, sinon il faut opérer.

Les fils et les aiguilles : l’aiguille peut se planter en travers du pharynx ou s’enfoncer profondément à la racine de la langue. Au contraire des hameçons, elles sont généralement faciles à retirer avec une pince hémostatique. Il est utile de préserver le fil pouvant être attaché à l’aiguille afin de la localiser plus facilement et de pouvoir la bouger au cours de l’extraction.

Les épillets, les brins d’herbe, les ébarbures de certaines plantes : ces corps étrangers sont généralement ingérés lorsque l’animal se lèche ou ingère des plantes. Les épillets s’enfoncent souvent dans les cryptes des amygdales, et les brins d’herbe vont souvent se loger dans le nasopharynx, à l’arrière du palais mou. Les épillets vont commencer à migrer à travers la muqueuse si on ne les trouve pas et retire pas rapidement, ce qui rend leur localisation encore plus difficile et provoque une vive réaction inflammatoire dans les tissus mous.

Les balles : cela se produit généralement lorsque le chien attrape une balle qui est trop petite par rapport à sa taille. La balle est alors coincée à l’arrière de la bouche au-dessus de la racine de la langue. La respiration est alors sévèrement compromise et le risque de mort par asphyxie est très élevé. Le temps que l’animal soit présenté, il est généralement en dyspnée sévère et il faut tout mettre en œuvre pour que l’animal ne soit pas stressé et se calme. Le plus facile est de retirer la balle avec une anesthésie générale d’action courte, mais il faut préparer tout le matériel nécessaire à une trachéotomie d’urgence avant l’induction. Une fois le chien anesthésié, on fixera la balle en manipulant le larynx de l’extérieur, puis on l’attrapera avec un gros clamp. Il faut souvent beaucoup d’efforts pour arriver à extraire la balle. Pendant cette opération, le chien ne peut généralement pas respirer, il faut donc extraire la balle aussi vite que possible si l’on n’a pas fait de trachéotomte. On pourra faciliter le retrait des balles remplies d’air (ex: balle de tennis) en les perçant d’abord, afin qu’elles s’aplatissent lorsqu’on les attrape.

Les échardes de bois : on les retrouve chez les chiens qui jouent avec des morceaux de bots ou qui ont un comportement destructeur. Bien que le chien soit parfois présenté avec des signes cliniques typiques de détresse et d’étouffement, il est très fréquent que ces signes soient devenus chroniques. Les échardes de bois sont souvent à l’origine de la formation d’abcès à la base de la langue ou dans la région cervicale supérieure, mais sont difficiles à identifier et localiser. Comme elles ne sont pas radio-opaques, l’échographie est plus utile que la radiographie pour les détecter.

Les blessures par pénétration d’un bâton : elles sont fréquentes et se produisent lorsqu’un chien attrape un bâton au vol en jouant. Ces blessures doivent toujours être examinées de façon complète sous anesthésie générale. Les lésions tissulaires peuvent être importantes et sont souvent très contaminées.

Suivi et soins

Si le diagnostic est établi rapidement et que le corps étranger est retiré sans anesthésie générale, le coût ne sera pas excessif et l’animal n’aura besoin que de quelques médicaments pour s’en remettre. En revanche, si les signes persistent après le retrait du corps étranger, il faut rechercher rapidement une autre cause.

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Accès - station Pont de Neuilly

métro ligne 1
bus lignes 43 – 93

73 – 157 158   174  176