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  • Clinique vétérinaire du Pont de Neuilly

Y a-t-il un point commun entre Angelina Jolie et cette petite Yorkshire ?













Très souvent, les propriétaires de chiennes et de chattes s’interrogent sur l’intérêt de la stérilisation comme moyen de prévenir l’apparition de cancer des mamelles. C’est le cas des propriétaires de cette jeune Yorkshire, qui profitent de leur consultation vaccinale pour demander au Dr Bedossa son avis à ce sujet. Selon une idée largement répandue par les vétérinaires, la stérilisation permettrait d’éviter ce type de cancer. Mais qu’en est-il vraiment ?


En mai 2013, Angelina Jolie révélait voir eu recours à une double-mastectomie (ablation des seins) pour éliminer les risques de cancer du sein . L'actrice américaine a fait ce choix car elle est porteuse du gène « BRCA1 », qui la prédispose à avoir un cancer du sein ou des ovaires dans les années à venir (sa mère et sa tante en sont décédées). Deux ans plus tard, pour la même raison, elle déclarait s’être fait retirer les ovaires. Angélina Jolie savait donc qu’elle était génétiquement prédisposée à ce type de cancer, raison pour laquelle elle a souhaité anticiper ce risque.


Mais chez les animaux, ce type de marqueurs n’existe pas : nous ne pouvons pas savoir si telle chienne/chatte a plus de chances qu’une autre de développer un cancer hormono-dépendant. Le meilleur moyen de savoir s’il y a un « risque » est donc d’interroger l’éleveur pour savoir si des cancers sont présents dans la lignée de l’individu dont il est question (car un lien entre génétique et tumeurs mammaires a été démontré tout comme certaines prédispositions raciales). Cela peut constituer un bon indicateur pour prendre la décision de stériliser : par exemple, si la mère de la chienne a développé un cancer mammaire, alors la stérilisation de sa fille se justifie davantage.


Outre la question du cancer mammaire, d’autres paramètres sont à prendre en considération lorsqu’on réfléchit à la stérilisation : dans quel environnement vit ma chienne / ma chatte ? Ai-je l’intention de lui faire faire des petits ? Suis-je gêné(e) par ses chaleurs (taches de sang, difficultés à promener ma chienne dans la rue en présence de mâles…) ? Sa qualité de vie est-elle bonne et risque-t-elle d’être moins bonne ou meilleure si elle est stérilisée ? Son comportement et/ou sa morphologie vont-ils changer ?


Quoi qu’il en soit, le Dr Bedossa rappelle que : « le rôle du vétérinaire n’est pas de choisir à la place du propriétaire. Le rôle du vétérinaire est de l’informer en fonction de l’état des données scientifiques actuelles, mais ensuite, la décision lui revient ».


Octobre Rose se termine, alors n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire !




@Clinique vétérinaire du Pont de Neuilly

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